30/04/2007

Arraignée rime avec "baygonnée"

Je hais les arraignées. Je déteste les arraignées. J'exècre les arraignées.

Oui, je sais bien que les petites bestioles ne mangent pas les grandes, qu'arraignée du soir rime avec espoir, qu'elles tissent de formidables toiles et qu'elles nous débarassent des petits insectes mais non, rien à faire, je déteste les arraignées, peu importe le moment de la journée où je les croise, leur taille ou leur couleur. 

Ce mélange de dégoût, de peur, de révulsion pour les arraignées me vient de ma mère. Je me souviens de ces cris stridents lorsqu'elle en croisait une sur son passage (et il était vraiment strident, son cri), et de mon père qui arrivait mort de rire en prenant son temps sous les yeux énervés et terrorisés de ma mère qui s'était entre temps réfugiée derrière n'importe quel objet qu'elle avait trouvé à proximité. Et c'est là que moi aussi, je prenais mes jambes à mon cou parce que mon paternel prenait un malin plaisir, une fois l'arraignée écrasée avec un mouchoir, à nous courrir après en brandissant le cadavre... Trop drôle (et je vous assure, ça ne faisait rire que lui)!

Des fois, il manquait l'arraignée, qui s'enfuyait à toutes pattes vers un endroit inaccessible pour l'homme... Il se tournait alors vers nous, l'air sûr de lui, en prétendant "je l'ai eue" alors que nous savions très bien que c'était faux et qu'elle pouvait resurgir à n'importe quel moment ! Ma soeur et moi partions donc camper sur le fauteuil ou dans la chambre de l'autre jusqu'à être sûres et certaines que l'arraignée avait bel et bien trépassé.

Lorsque j'ai emménagé seule dans ma petite maison, il y a deux ans et demi, il a bien fallu que je me rende à l'évidence : si un jour une arraignée apparaissait devant moi, je n'aurais pas d'autre choix que de prendre mon courage à deux mains pour la tuer moi-même... La bombe de Baygon a donc très vite figuré sur la liste des courses prioritaires voire même in-dis-pen-sables ! Heureusement, elles semblent préfèrer la cave à la maison (et représentent donc, là, un moins grand danger à mes yeux)...

Depuis l'an dernier, j'ai la chance d'avoir un homme à la maison qui peut donc me sauver la vie plusieurs fois par mois en faisant preuve de courage et de dévouement à mon égard. Si elles mesurent moins de trois centimètres (pattes comprises), je peux les écraser. Au-delà de cette taille, je hurle de désespoir pour qu'il vienne l'écraser à ma place. Et même si je vois bien, des fois, quand elles sont vraiment grosses, qu'il n'en mène pas large, il fait tout ce qu'il peut pour me montrer que je peux compter sur lui même dans les situations les plus délicates :-) !

Seulement voilà (oui, oui, ne vous inquiétez pas, j'arrive au bout de mon histoire), comme vous le savez, j'ai décidé ce matin de repeindre ma véranda (elle est couverte, ok, mais le risque de croiser une arraignée est malgré tout relativement élevé). Comme de juste, armée de mon pinceau, j'approche un endroit assez difficile d'accès. Et soudain... horreur... j'aperçois un bout de patte d'arraignée... un bout de patte qui fait déjà au moins deux centimètres alors que je ne vois pas encore le moindre morceau de corps ! Aaaaarghhhh... Et mon homme qui travaille.... Je ne fais ni une ni deux, je me lève, je prends mon courage à deux mains... et je cours chercher ma bombe de Baygon ! Je m'installe en position de tir à au moins un mètre de l'ennemi (bein oui, faut que je puisse m'échapper en cas d'attaque adverse), tends mes deux bras (et ma bombe) le plus loin possible vers l'avant et j'appuie pendant vingt secondes sur le pshhhhiiiiiiitttttt !!!!!

Résultat : ça pue le Baygon, je ne sais pas si elle est vraiment morte donc entre deux coups de pinceau, je ne peux m'empêcher de zieuter l'endroit du combat pour voir si elle ne ressuscite pas, et je prie pour que l'odeur du Baygon ne fasse pas sortir des dizaines d'autres arraignées de leur cachette ! Y'a personne (de préférence qui n'a pas peur des arraignées) qui veut venir me tenir compagnie ?

11:46 Écrit par S. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Je fais exactement comme toi et parfois je me demande qui le baygon tuera en premier? Elle ou moi? car vraiment, après en avoir giclé, t'as l'impression d'étoufer.
Te souhaite une bonne soirée.
Gros bisous

Écrit par : Chris | 30/04/2007

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